Le blog d'André Flahaut

 

 

On fait état ces derniers temps de la situation économique très difficile de la Grèce.

On parle de l’explosion de sa dette publique.

On s’inquiète du scepticisme éventuel que cela pourrait générer auprès des investisseurs de la zone non–euro, sur leur perte de confiance.

 

Je ne dis pas qu’il n’y a pas lieu de prendre la situation au sérieux mais je trouve très extraordinaire que les agences de notations – en très grande majorité anglo-saxonnes – critiquent les gouvernements pour avoir dépensé l’argent qui a presqu’essentiellement servi à sauver les banques !

 

Ces agences de notations, censées donner leur avis sur la solvabilité d’entreprises, d’investisseurs ou d’États, et sur leurs capacité à honorer leurs contrats, où donc étaient-elles, que faisaient-elles lorsque survint la crise des subprimes ? N’avaient-elles rien à nous dire ?

 

Il m’apparaît aujourd’hui qu’une élémentaire décence serait de rigueur envers les demandeurs d’emploi mais aussi envers toutes les victimes directes et collatérales de la crise, de Grèce, d’Europe ou d’ailleurs !

 

 

André Flahaut

 

 

Lun 8 fév 2010 3 commentaires
On dit que dans toute crise, il apparait des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire... Dans cette crise, ils se font doubler par les vautours qui jouent aux "faucons" !
Patrick - le 08/02/2010 à 18h37
Tiens, les agences de notation, ca représente combien d'emplois en Belgique ?
Djote - le 09/02/2010 à 19h55
Et en plus, les spéculateurs empochent une partie du coût de la hausse des taux d'intérêts via la spéculation sur les CDS (credit default swap). En achetant les CDS, on fait monter les taux qui font monter le prix des CDS, etc. Et oui, le malheur des uns fait le bonheur des autres ... enfin si on peut appeler cela du bonheur.
Pascal Messemaekers - le 09/02/2010 à 20h41