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le Blog d'André Flahaut, Vice-Président de la Chambre des Représentants, Ministre d'État
Le week-end dernier, les Chiliens ont élu leur nouveau président, Sebastian Pinera, homme d’affaires, multimillionnaire de son état.
Il s’agit de la première alternative à droite depuis 1990 et le retour de la démocratie à la fin des terribles années Pinochet.
La présidente socialiste sortante, Michèle Bachelet jouissant d’une popularité rarement égalée (80% de popularité) ne pouvait, de par la Constitution, briguer un nouveau mandat. Nous ne pouvons que le regretter amèrement.
Grâce à l’action de la gauche au pouvoir, le Chili a bénéficié de la mise en place d’une économie sociale de marché, d’une stabilité politique et socialement progressiste même s’il reste incontestable que des écarts énormes existent encore entre les revenus des citoyens.
On peut dès lors s’interroger sur l’éventualité d’un nouveau berlusconisme, sur l’évolution de mesures sociétales et d’éthique telles que les questions relatives à l’avortement ou au mariage des homosexuels par exemple.
Devenue minoritaire, la gauche s’engage à rester une opposition attentive et constructive. A elle de se construire un projet alternatif solide pour les années à venir.
Aujourd’hui, je pense à tous les Chiliens qui ont dû fuir leur pays en des temps de torture et de violences, je pense aux Chiliens de Belgique qui ont intégré nos communautés.
Avec eux, j’espère que leur nouveau président tiendra ses promesses de poursuivre dans la voie tracée par Michèle Bachelet et que le Chili ne passera pas une fois de plus aux pertes et profits de l’Histoire.
Ce lundi, à la bourse de Santiago, les actions de Monsieur Pinera ont grimpé de 12,5 %.
André Flahaut
Publié le 19/01/2010 à 12h45 dans Billets d'humeur