Le blog d'André Flahaut
Je me suis déjà exprimé quant aux missions dévolues à nos soldats en Afghanistan. Je n’y reviendrai pas
aujourd’hui.
Je voudrais par contre épingler la technique de communication du Ministre De Crem, ou plutôt la non-technique, la non-méthode, le flou non artistique avec lequel il « informe », le Parlement
d’une part et les familles d’autres part.
En matière de communication, deux principes semblent le mener : « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles » et « Quand on ne sait pas on n’a pas mal au ventre ». Simple et pratique !
Sauf que : il y a des fuites, des gens qui parlent, la presse qui s’occupe de ce qu’il ne lui demande pas et patatras ! Le voilà pris les doigts dans le pot de confiture
!
Il fallu une semaine avant qu’il ne reconnaisse devant les micros que nos hommes avaient effectivement essuyé des tirs talibans durant plus d’une heure.
En clair, si cela n’était pas venu sur la place publique, on n’aurait rien dit ! Pas vu ? Pas pris
!
Cette opacité en matière de communication est inacceptable et relève de méthodes d’un autre âge.
Les procédures prévues en matière d’information ne sont pas respectées, le Parlement ignoré, les familles sous le choc en écoutant la radio, la presse au placard.
Ce manque de transparence répété risque non seulement de mettre le ministre en grandes difficultés (cela c’est son
problème) mais aussi de stresser les familles qui auront perdu toute confiance dans les informations lacunaires, tardives ou farfelues qu’elles recevront, quant à la confiance du Parlement envers
les propos passés, présents et futurs de Monsieur De Crem, ….
On minimise, on tait, on occulte, on postpose, à force on se méfie, on s’inquiète.
La crédibilité ? Cela se mérite !
Et nos hommes sur le terrain difficile de l’Afghanistan méritent bien plus encore !
André Flahaut