Le blog d'André Flahaut
A Aquila, Italie, de nouvelles secousses ont eu lieu cette nuit. Quelle formule le 1er Ministre Berlusconi trouvera-t-il aujourd’hui pour y faire allusion ? Que c’était marrant, que cela devait ressembler à un petit tour sur les montagnes russes d’un parc d’attractions ?
Hier, n’affirmait-il pas « que rien ne manque : les sinistrés ont des tentes, à boire et à
manger, c’est comme un long week-end de camping ».
Cela laisse pantois. Toutes ces déclarations nous sont insupportables.
Mais cet homme n’a-t-il pas été élu démocratiquement ? Il est apprécié par une grande part de la population. Ces formules en forme de pirouettes ne sont-elles pas sa manière d’encourager les
sinistrés ? Cette façon d’essayer de tourner en dérision une part du malheur, n’est-ce pas son style à lui ? N’est-ce pas une part de cette faconde latine qui nous séduit si souvent ?
Personnellement, je ne comprends pas. Est-ce l’humour du désespoir, une incommensurable bêtise, un mépris, une inacceptable raillerie ?
Ou l’insulte suprême à la suprême détresse ? Qu’en pensent les Italiens ?
Faut-il s’interroger ou s’indigner ?
En ce qui me concerne, c’est clair, je suis scandalisé.
André Flahaut