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le Blog d'André Flahaut, Vice-Président de la Chambre des Représentants, Ministre d'État
Il n’y aura pas de Chambre « bleu nuit » en France. Tant mieux. L’électeur a manifesté au second tour du scrutin législatif le souci d’une réelle présence de l’opposition à l’Assemblée nationale. C’est un coup d’arrêt au rouleau compresseur de la droite qui, dans l’euphorie de la victoire présidentielle, ne cachait pas son ambition de disposer des pleins pouvoirs pour longtemps. Les postures triomphalistes ont aussi suscité une certaine défiance. La leçon que je tire personnellement de cet épisode électoral c’est qu’une semaine représente une échéance très longue en politique. Il suffit d’une courte période de temps pour que les évidences d’hier soient invalidées par le cours des événements.
Je sais d’expérience que l’art politique consiste à alterner attente et mouvement, réflexion et décision. La maîtrise de la durée est aussi une grande vertu qui
permet de transformer une apparente faiblesse en force relative.
André Flahaut
Publié le 19/06/2007 à 15h07 dans Billets d'humeur