Discours

Vendredi 25 avril 2014 5 25 /04 /Avr /2014 09:10

Chers collègues,

 

Nous voici arrivés au terme de nos travaux; la 53ème législature se termine.

 

Le 20 juillet 2010, lors de mon allocution inaugurale je vous faisais part de ma conviction que

nous aurions la capacité de trouver des solutions appropriées à la situation incertaine que nous laissait les élections du 10 juin et ce, dans l’intérêt général et des citoyens.

 

Un an plus tard, toujours en période d’affaires courantes, la satisfaction m’était donnée de pouvoir vous présenter un premier bilan honorable. Notre assemblée s’était acquittée des missions de contrôle qui lui sont dévolues.

Le travail législatif se poursuivait aussi.

Ainsi, jusqu’à la formation du gouvernement conduit par le premier ministre, Monsieur Elio Di Rupo, le 6 décembre 2011, pas moins de 105 projets de loi et 51 propositions de loi ont été adoptés. La continuité du travail parlementaire avait ainsi été assurée.

 

Notre Assemblée a mis tout en œuvre afin de concrétiser, au plus vite mais sans bâcler le travail confié, les accords engrangés lors des négociations en vue de la formation du gouvernement. Je tiens ici à vous remercier, toutes et tous.

 

Il a bien fallu se «hâter lentement», sans jamais oublier qu’il s’agissait de préserver l’essentiel en période de crise, c’est-à-dire les conditions de vie des citoyens, leur accès aux soins de santé, non sans s’atteler à réduire la dette publique, à confectionner des plans budgétaires répondant aux contraintes européennes.

Il s’agissait tout particulièrement de formuler en termes de lois le gigantesque chantier de la sixième réforme de l’État, conformément aux engagements pris.

 

Deux ans après l’investiture du gouvernement, à la fin de l’année 2013, l’ensemble des travaux se trouvait finalisé.

 

La réforme institutionnelle a également conduit à redéfinir le rôle respectif des deux assemblées fédérales.

 

Il n’est pas inutile de rappeler ici notre action parlementaire dans l’Union européenne.

 

Au cours de cette législature, les implications pour les parlements nationaux du Traité de Lisbonne se sont fait pleinement sentir.

Ce Traité constitue un changement radical dans la mesure où les parlements nationaux se voient investis d’un rôle formel dans le processus décisionnel européen.

Je me réjouis de constater les efforts entrepris par le gouvernement afin de renforcer la crédibilité européenne de notre pays qui fait désormais partie des bons élèves de l’Europe.

 

Chers collègues,

 

Parmi les événements auxquels vous avez pris part, le plus solennel d’entre eux – celui en tout cas que l’histoire retiendra – fut la prestation de serment du Roi Philippe qui eut lieu dans cet hémicycle, le 21 juillet 2013, devant les Chambres réunies.

 

Après avoir salué le travail accompli par le Roi Albert II au service du pays le nouveau Roi a prononcé un discours traduisant tout son attachement aux valeurs communes d’une démocratie moderne comme la Belgique dans une perspective fédérale, discours qui fut longuement ovationné par une Assemblée confiante.

 

Chers collègues,

 

Former et consolider des parlements, soutenir les institutions représentatives des démocraties nouvelles ou émergentes, c’est aussi contribuer à l’enracinement de la démocratie et de l’état de droit.

 

Comme j’ai eu l’occasion de le signaler à plusieurs reprises lors de mes très nombreux entretiens avec des représentants du corps diplomatique, des gouvernements et des parlements de nombreux pays, tout multilatéralisme efficace se fonde sur un bilatéralisme efficient. Et en insistant sur le fait que les modèles politiques ou économiques ne sont pas transposables tels quels et qu’il convient toujours d’avoir recours au dialogue et au respect mutuel .C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’il convient de situer les actions menées dans le cadre de la diplomatie parlementaire, devenue un trait d’union entre pays mais également entre les peuples.

 

Chers collègues,

 

Le souci de mieux faire connaître notre institution a constitué une de mes priorités depuis le début de cette législature. En matière de relations publiques et de communication,  la Chambre n’est pas restée inactive.

 

Les parlements ont pris conscience qu’ils doivent rester en phase avec l’évolution de la société; en outre, ils voient dans les médias sociaux une possibilité de revitaliser la participation des citoyens au débat politique et à la prise de décision.

 

Chers collègues,

 

Outre la traditionnelle journée portes ouvertes le 21 juillet, notre assemblée accueille chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs.

 

Au cours des dernières années, la Chambre a investi plus qu’elle ne l’avait fait jusqu’ici dans l’éducation au souvenir.

 

Chers collègues,      

 

Ce parlement est celui qui avait pour mission de mener à bonne fin plusieurs réformes d’envergure, attendues parfois depuis longtemps.

Depuis la prestation de serment du gouvernement le 6 décembre 2011 et jusqu’au 4 avril dernier, nous avons adopté 546 projets de loi et 90 propositions de loi.

 

Outre sa compétence législative, la Chambre a aussi pleinement exercé sa compétence de contrôle parlementaire.

Dans ce contexte, je suis heureux de souligner que les séances plénières tardives furent très peu nombreuses grâce notamment à une bonne organisation des travaux au sein de la conférence des présidents.

 

En votre nom à tous et toutes, j’estime par conséquent pouvoir conclure par ces mots: mission accomplie. Alors que la démocratie représentative fait l’objet de critiques assez vives, voire de remises en question, je crois qu’on n’expliquera jamais assez combien notre régime parlementaire, quelque imparfait et fragile qu’il puisse être, est bénéfique pour chaque citoyen.

 

Il me reste à présent à remercier Madame la greffière, les services de la Chambre et les collaborateurs des groupes politiques qui se sont investis, jour après jour, pour garantir le bon fonctionnement de notre institution.

 

Je remercie également le Bureau, les chefs de groupe, les questeurs et vous tous pour votre contribution au bon déroulement des travaux de notre assemblée ainsi que pour l’aide et la confiance qui m’ont été  accordées dans l’exercice de la présidence.

 

Je tiens à remercier le Premier Ministre, ainsi que son équipe, pour sa patience et son souci constant d’être, autant que faire se peut, à la disposition de notre assemblée ainsi que les membres de son gouvernement pour leur contribution à la bonne marche de nos activités.

 

Je remercie aussi les journalistes et les collaborateurs de la presse pour leur présence et la manière dont ils ont rendu compte de nos travaux.

Je souhaite à tous une campagne électorale fructueuse. A ceux qui, pour une raison ou une autre, ne se représentent plus, je souhaite plein succès dans toutes leurs entreprises futures.

 

Je vous remercie de votre attention.

Par le Blog d'André Flahaut - Publié dans : Discours
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