Discours

Mardi 5 août 2014 2 05 /08 /Août /2014 14:34

« Albert 1er, douze heures de grâce »

 

Le 3 aôut 2014

Commémoration de la Guerre 14-18

 

Mesdames, Messieurs, en vos titres, grades et qualités,

 

En ce lieu et cette veille exceptionnels, vous me permettrez tout d’abord de remercier Monsieur Patrick Dewael, Président de la Chambre, mon successeur à la tribune de votre noble assemblée, d’avoir accepté de finaliser le projet qui me tenait à cœur, à savoir la pièce de théâtre qui va vous être présentée.

Quel en est l’objectif ?

Il est double : il y a d’une part la dimension mémorielle et commémorative, il y a d’autre part – et cela m’a semblé indispensable – la réalité historique des événements qui ont eu lieu, ici même, en août 1914.

 

Dans le cadre des programmes de commémorations qui nous ont été proposés, j’avais constaté que la dimension parlementaire et le rôle de cette assemblée avaient été ignorés.

Il est pourtant une évidence : c’est ici que la Belgique est entrée officiellement en guerre.

 

En 2014, lorsque j’étais ministre de la Défense, j’avais  déjà fait appel au Théâtre de la Valette, dirigé par Léonil Mac Cormick, dans le cadre du soixantième anniversaire de la Bataille des Ardennes. Il m’avait alors proposé « Et puis Bastogne » qui avait été présentée au lieu dit, en présence de nombreux Vétérans belges et américains et du Prince Philippe.

 

Voici quelques mois, en collaboration avec Jean-Pierre Gallet, un nouveau projet a été envisagé pour combler la lacune susmentionnée, à savoir l’annonce de l’entrée en guerre de notre pays.

Soucieux de la vérité historique, nous avons fait appel aux conseils et aux connaissances d’un historien de hautes compétences, bien connu de tous: Francis Balace.

Je tiens à le remercie chaleureusement pour sa disponibilité, ses éclairages judicieux, et son soutien à notre projet. Il nous apporté la caution de l’exactitude des faits officiels rapportés au travers d’une approche sobrement théâtralisée.

 

Mesdames, Messieurs, après vingt années de présence ici, dont 4 à la présidence, vous me permettrez de profiter de cette prise de paroles pour remercier une fois encore l’ensemble du personnel de la Chambre.

Les hasards de la vie politique m’en éloignent aujourd’hui pour assurer d’autres fonctions, d’autres responsabilités mais je voudrais souligner la qualité et la disponibilité de celles et ceux qui m’ont entouré et aidé, ces deux dernières décennies.

 

Je quitte cette assemblée non sans inquiétude pour l’avenir de l’unité de mon pays.

 

En vous proposant, ici,  cette évocation historique, j’ose croire qu’à l’instar du Roi Albert 1er, la toute grande majorité des élus  et des responsables de la Nation auront à cœur de « maintenir l’unité du territoire ».

Les armes à feu se sont heureusement tues et n’ont plus cours chez nous. Il nous reste la force du bon sens, de la solidarité, de la sagesse et des saines bonnes volontés.

Puisse-t-elle se faire entendre dès demain, puisse-t-elle résister aux discours délétères, puisse-t-elle rendre aux citoyens le plaisir et la liberté du vivre ensemble.

 

Mesdames, Messieurs, je vous remercie pour votre présence et vous souhaite un bel après-midi.

Par le Blog d'André Flahaut - Publié dans : Discours
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