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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Une leçon de Sciences po à l'ULG : le bilan du législatif

Publié par le Blog d'André Flahaut sur 17 Mars 2014, 15:50pm

Catégories : #Généralités

 

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Vendredi soir j’ai eu le plaisir d’être l’orateur  de la première conférence-débat d’un cycle de « Leçons de Sciences po » sur le thème « Elections 2014 : les bilans des exécutifs et des législatifs », organisé par le Département des Sciences politiques de l’Université de Liège.

 

J’ai commencé mon exposé en précisant que pour aspirer à une fonction politique, quelle qu’elle soit, il ne faut pas faire de plan de carrière car comme je le dis toujours : « En politique, c’est toujours ce à quoi on ne s’attend pas qui arrive ». Il faut simplement être habité par l’envie irrépressible de s’engager pour aider les gens et faire bouger les choses. Une envie qui devient, avec le temps, un besoin, une passion.

 

Je suis, ensuite, revenu sur mes 4 années de Présidence à la Chambre des représentants, sur mon bilan personnel et celui de l’assemblée depuis les élections de 2010.

Une législature qui a commencé sur les chapeaux de roues. Avec 541 jours de crise, on peut le dire ! Autant de jours pendant lesquels le Parlement a pourtant fonctionné. Certes, il ne pouvait pas faire tomber le Gouvernement, puisqu’il était démissionnaire, mais il pouvait le contrôler. Il a voté des crédits provisoires et un budget aussi. Il a même marqué son accord sur l’envoi de militaires en Libye …

 

Après les élections de 2014, la seule assemblée fédérale restera d’ailleurs la Chambre des représentants. Les sénateurs seront, quant à eux, désignés au second tour, ne siègeront plus qu’une fois par mois et n’auront plus de réel pouvoir législatif.  Cela sans impact sur l’équilibre des débats parlementaires puisqu’un mécanisme de deuxième lecture sera instauré pour implémenter le débat à la Chambre.

Au-delà de la réforme du Sénat, la réforme de l’Etat, qui a été votée sous la législature qui se termine, promet beaucoup de travail pour sa mise en application, notamment pour le transfert des compétences fédérales vers les régions.

 

Le débat qui s’en est suivi a, quant à lui, porté essentiellement sur l’influence des médias sociaux au Parlement.

 

Avant leur arrivée, les discussions politiques étaient calquées sur les éditions des journaux télévisés. Nous faisions en sorte de prolonger les débats pour relayer, en direct, les décisions qui en découlaient.

Maintenant, le monde entier est autour de la table ! Et ce n’est pas sans conséquence : D’une part, les sources n’étant pas recoupées, la qualité de l’information n’est plus garantie et d’autre part, la susceptibilité des uns et des autres étant mise à rude épreuve, la confiance entre les partenaires se dégrade. Un seul principe règne : gagne celui qui publiera l’info en premier …

 

J’ai terminé en insistant sur la nécessité de maintenir l’obligation d’aller voter aux prochaines élections et au-delà. Mais pas seulement, celle également de voter en connaissance de cause, sans oublier l’Europe. Une Europe qui aujourd’hui ne me convient pas. Mais une Europe en laquelle je crois, dotée d’un Parlement avec de réels pouvoirs.

 

André Flahaut.

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