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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Tragédie à Liège

Publié par le Blog d'André Flahaut sur 15 Décembre 2011, 14:37pm

Catégories : #News

Hommage prononcé par André Flahaut en introduction de la séance plénière aujourd'hui à la Chambre des Représentants.

 

Ce 13 décembre, à 12h33, sur la place Saint-Lambert, parée des ses décorations de fêtes, la vie a basculé. Il n’y eut pas de « dernière chance » pour ceux que le hasard et les nécessités du quotidien avaient amenés dans le quartier St Lambert.

Certes, nous sommes habitués aux termes excessifs, aux formules choc, surfaites, déplacées mais il n’est plus aujourd’hui de superlatifs possibles.

Et c’est l’horreur qui, soudain, relativise tous nos soucis.

Le temps s’est arrêté pour Pierre, pour Medhi, pour Gabriel.

Le temps s’est arrêté pour une dame de 75 ans, pour une autre de 45 ans.

Le temps s’est arrêté pour des dizaines de blessés, pour les familles et les proches des victimes, pour les copains de classe, pour une ville, pour un pays.

Il n’y a plus que le choc d’une tragédie.

Il y a les mots que l’on cherche en vain pour dire l’indicible.

Il y a nos parts de révolte, notre compassion, notre incompréhension, nos parts de d’incrédulité, notre immense tristesse.

Il y a nos remerciements aux services de secours, aux policiers, à toutes celles et ceux qui, de quelle que manière que ce soit, ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour répondre au drame, pour soulager les victimes, pour limiter, autant que possible, les ravages d’une incompréhensible folie.

Il y avait une dame, heureuse de la sérénité de sa retraite.

Il y avait une dame qui venait de quitter son travail, qui allait sans doute, rentrer à la maison, retrouver les siens.

Il y avait Pierre et Medhi, la fougue de leur jeunesse, la force de leurs espérances, la légèreté et la gravité de l’adolescence

Il y avait le petit Gabriel, émerveillé, curieux, sage et turbulent, impatient de rencontrer ce Père Noël auquel il croyait tant.

Pour ces vies perdues, pour ces irréparables brisures, pour ces douleurs infinies, pour ces parents désenfantés, pour ces absences définitives, Mesdames, Messieurs, je propose, après les hommages rendus au nom du gouvernement par le Premier Ministre, une minute de silence. 

André Flahaut

Président de la Chambre

 

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