Partager l'article ! Quand la mort est question de mots...: Cette semaine sera marquée par une nouvelle page sombre du conflit israélo-palestinien. ...
Cette semaine sera marquée par une nouvelle page sombre du conflit israélo-palestinien.
L’assaut israélien contre la « Flottille de la Paix » à destination de Gaza a fait une dizaine de morts.
Selon le camp qui s’exprime, on parle d’incident, d’acte de piraterie, de défense légitime, d’usage disproportionné de la force, …
Moi je dis : tragédie.
Tragédie à chaque fois qu’un homme meurt, tragédie de l’incompréhension, tragédie de la violence comme choix, tragédie du refus, de la négation de l’autre, tragédie séculaire hélas si justement répartie dans le temps et dans l’espace, tragédie des vies perdues, tragédies de ceux qui les ont aimés.
Et puis ?
On nous avance la panoplie des mesures, on promet des enquêtes, on se rejette la faute, on allocutionne, on pérore, on harangue, on témoigne, on disserte, on encommissionne.
Parlons-en de l’enquête et de la Commission. Elle sera « internationale » mais menée par Israël.
Je respecte certes la présomption d’innocence mais le doute m’étreint cependant. Cela ne s’apparente-t-il pas à être désigné pour statuer sur un fait dont on est soupçonné ? Je m’égare peut-être
?
La diplomatie belge ne s’est pas égarée elle ! Elle s’est abstenue !
Et là, je n’ai plus de mots pour exprimer mon incompréhension. Je ne dis pas que les armes doivent répondre aux armes, je dis que le courage politique est la juste et minimale réponse aux
victimes.
Les discours grandiloquents ne sont pas de ma nature mais force m’est de constater qu’à la grande tragédie des victimes s’ajoute ici la petite tragédie de la lâcheté diplomatique.
André Flahaut