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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Conférence du Réseau Parlementaire sur la Banque mondiale ...

Publié par le Blog d'André Flahaut sur 7 Décembre 2010, 14:19pm

Catégories : #Discours

Voici les propos introductifs que j'ai tenus ce samedi 4 décembre 2010 lors de la conférence annuelle et 10ème anniversaire du Réseau Parlementaire sur la Banque mondiale, en présence de Monsieur Dominique Strauss-Khan, Directeur Général du Fond monétaire international ...

 

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M. le Président du Réseau Parlementaire,  

M. le Directeur Général,

Excellences,

Chers collègues parlementaires,

Mesdames et messieurs,

 

C’est un honneur pour le Parlement belge d’accueillir le 10ème anniversaire du Réseau Parlementaire sur la Banque Mondiale.

 

Il est souvent question de déficit de transparence, d’absence de débat, d’absence de contrôle démocratique dans le fonctionnement des organisations internationales qui sont chargées de la gouvernance économique de la planète.

 

Une initiative telle que ce réseau est l’exemple type des avancées nécessaires pour remédier à ces lacunes. Des défis aussi importants et ambitieux qu’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement en 2015, sortir durablement et, par le haut, notre monde de la crise financière et économique, créer un système économique et financier international stable, solidaire et porteur de bien-être ne peuvent être relevés qu’avec les peuples et non pas contre les peuples.

 

En ce sens, le rôle de la représentation parlementaire est primordial. Il n’y a bien sûr pas de vérité scientifique en matière économique et sociale qui s’imposerait indépendamment de tout débat, de tout choix, de tout arbitrage.

 

Les assemblées parlementaires sont parmi les endroits privilégiés où doivent se tenir ces débats, afin d’éclairer par la lumière du débat politique, les choix et les arbitrages difficiles qui doivent être opérés.

 

Ce sont également les assemblées parlementaires qui peuvent être les vecteurs de cette appropriation, ou « ownership » en anglais, qui transforment des directives en de véritables stratégies de développement, stratégies mobilisatrices et inclusives, gage de réussite.

 

Je voudrais également souhaiter la bienvenue à M. Dominique Strauss-Kahn, Directeur Général du Fonds Monétaire International, qui nous fait l’honneur de sa présence.

 

La carrière politique de M. Strauss Kahn, député, maire de Sarcelles, Ministre à plusieurs reprises, n’a d’égal que sa carrière académique, qui l’a vu étudier le droit public et l’économie avant d’enseigner dans plusieurs universités et grandes écoles, en France et aux Etats-Unis, notamment l’ENA, HEC, Stanford et l’Institut d’études politiques de Paris.

 

Il a été élu à la tête du Fonds Monétaire International en septembre 2007, dans un moment particulièrement grave et historique.

 

Jamais, en effet, les termes du mandat du FMI, rédigé à Bretton Woods en 1944 par les représentants des nations alliées, n’ont parus aussi pertinents et urgents qu’aujourd’hui.

 

Je cite « contribuer à l’instauration et au maintien de niveaux élevés d’emploi et de revenu réel et au développement des ressources productives de tous les Etats membres, objectifs premiers de la politique économique », ou encore « promouvoir la stabilité des changes, maintenir entre les Etats membres des régimes de change ordonnés et éviter les dépréciations concurrentielles des changes ».

 

Après une crise bancaire et financière qui a coûté des milliers de milliards de dollars aux citoyens de la planète, crise, née au cœur même du système monétaire international, et dont nous n’avons pas encore vu tous les effets, et qui nous amène à constater que cette brève citation de l’article premier des statuts du FMI est d’une actualité et d’une modernité saisissante.

 

C’est le marché, cette force invisible, qui a crée cette crise.

Le mandat du FMI, c’est l’emploi, les revenus des citoyens, un système financier international stable et porteur de progrès. Et non un système financier source de crises dévastatrices, théâtre de spéculations dictées par le marché.

Le marché, cet acteur invisible et froid dont tout le monde parle sans savoir ou vouloir savoir qui se cache derrière lui.

Le mandat du FMI correspond en réalité également au mandat dont nous sommes porteurs auprès de nos citoyens, nos électeurs devant qui nous politiques devons répondre.

C’est donc ensemble que nous sommes appelés à entreprendre ces chantiers, de la même manière qu’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement est un objectif qui engage l’ensemble de la communauté internationale, ou que la lutte contre les changements climatiques et leurs effets dévastateurs concerne la planète et tous ses occupants.

C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous vous entendrons, M. Strauss-Kahn, autant quant à votre diagnostic de la situation présente que sur la question des remèdes à y apporter.

Quelle gouvernance économique mondiale ? Quel rôle pour le G 20, le FMI et la Banque Mondiale ?

Comment gérer et corriger les effets de la crise née en 2007-2008, sans ignorer la dimension humaine sociale et solidaire ? Comment prévenir une nouvelle crise financière mondiale ?

Comment trouver les financements nécessaires pour atteindre les Objectifs du Développement du Millénaire ? Doit-on inventer des mécanismes innovants de financement ?

Est-ce utopique par exemple, d’espérer que le FMI prenne la tête d’une initiative mondiale en faveur des droits des citoyens en matière de santé et d’éducation, premiers jalons du bonheur des femmes, des hommes, et de leurs enfants ?

Vous me direz que ce ne sont pas vos missions. Je vous répondrai que vous pouvez certainement y contribuer.

Voici un petit échantillon des questions qui nous intéressent et qui intéressent nos auditeurs, nos citoyens, nos électeurs.

 

Je vous remercie.

 

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Debaille Yves 08/12/2010 15:37


Que le FMI de Monsieur Dominique Strauss Kahn donne la main le plus tôt possible au FMI (Fonds Médical International) des Médecins du monde pour concrétiser ensemble la Sécurité Médicale
Mondiale(SM),non marchande, à l'image de la Sécurité Bancaire Mondiale (SB)qui se met enfin en place
La santé physique et mentale qu'elle engendrera,pour le plus grand nombre, à l'échelon planétaire, fera éviter de nombreuses guerres inutiles et libèrera les énergies créatrices non poluantes dont
la planête a besoin pour se maintenir en vie, pour nous et les générations futures.
La santé de tous et le MCR(Minimum Culturel Requis)pour tous multiplié par le carré de la vitesse de la lumière (e=mc²)créeront l'immense quantité d'énergie non poluante dont la planête a
besoin.
C'est le non marchand qui sauvera le marchand, qu'on se le dise et les banques retrouveront leurs crédits grâce aux deux FMI complémentaires.

Pr.Dr. Yves Debaille
Directeur de l'IERST de lULI Bruxelles


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