On fait état ces derniers temps de la situation économique très difficile de la Grèce.
On parle de l’explosion de sa dette publique.
On s’inquiète du scepticisme éventuel que cela pourrait générer auprès des investisseurs de la zone non–euro, sur leur perte de confiance.
Je ne dis pas qu’il n’y a pas lieu de prendre la situation au sérieux mais je trouve très extraordinaire que les agences de notations – en très grande majorité anglo-saxonnes – critiquent les gouvernements pour avoir dépensé l’argent qui a presqu’essentiellement servi à sauver les banques !
Ces agences de notations, censées donner leur avis sur la solvabilité d’entreprises, d’investisseurs ou d’États, et sur leurs capacité à honorer leurs contrats, où donc étaient-elles, que faisaient-elles lorsque survint la crise des subprimes ? N’avaient-elles rien à nous dire ?
Il m’apparaît aujourd’hui qu’une élémentaire décence serait de rigueur envers les demandeurs d’emploi mais aussi envers toutes les victimes directes et collatérales de la crise, de Grèce, d’Europe ou d’ailleurs !
André Flahaut
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