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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Les raisons de mon désistement

Publié par le Blog d'André Flahaut sur 3 Juillet 2014, 14:33pm

Catégories : #Billets d'humeur

 

Ce lundi, à la Chambre, mon successeur à la présidence - à titre temporaire dans l’attente d’un nouveau gouvernement - Patrick Dewael (Open VLD) a été élu.

 

D’aucuns ont pu s’interroger quant aux raisons de mon désistement  avant le second tour du scrutin.

 

Mon expérience de la politique, ma bonne connaissance du fonctionnement de la Chambre, de l’état d’esprit actuel (du jour ?) des groupes politiques et de leurs intentions, m’ont rapidement et clairement fait apparaitre qu’il ne fallait prendre aucun risque de laisser la présidence de cette institution aux mains d’un parti  dont il sera toujours utile de rappeler que le premier article de ses statuts préconise la fin de la Belgique. Il fallait donc  agir pour que le  report de voix se fasse en faveur d’une candidature susceptible de faire échouer ce projet.

 

La qualité de ma gestion de la présidence a, me semble-t-il, été appréciée et reconnue, au nord comme au sud, tant par la presse que par mes pairs, majorité et opposition confondues.

La mission qui m’avait été confiée et l’honneur qui m’avait été fait, je me devais de les assumer jusqu’au bout.

Ce n’est pas perdre que de donner priorité à l’intérêt de son pays sur un possible et éphémère intérêt personnel. C’est simplement avoir le sens de l’Etat.

 

Certes, humainement, ma décision, j’en conviens, fut douloureuse mais lorsque j’étais en charge de cette fonction, je m’y suis investi totalement, souhaitant et exigeant que cette grande institution soit le reflet de ce qu’elle représente, de ce qu’elle est : la garante de la démocratie et des valeurs qui la définissent.

 

Avec Patrick Dewael, comme deuxième vice-président (mais comme premier vice-président francophone)  je continuerai à travailler dans le souci permanent de faire respecter les institutions et de garantir la pérennité de notre pays, sans lui faire courir le moindre risque de démantèlement.

 

La Chambre doit rester le cœur de la démocratie fédérale, un endroit de dialogue et de respect mutuel au service de la Nation.

Elle ne doit pas devenir une simple chambre d’entérinement, dominée par certains, déterminés à imposer – à la limite par la force - leur volonté à ceux qui ne partagent pas leur dessein,  allant jusqu’à dédaigner la plus haute institution démocratique du pays en jouant ostensiblement au poker (menteur),  sous l’œil des caméras.

 

André Flahaut

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