Partager l'article ! L’adversaire masqué: Les siècles passés ne furent pas exempts de guerres, de conflits, de batailles, d’escarmouches, de toutes ces choses ...
Les siècles passés ne furent pas exempts de guerres, de conflits, de batailles, d’escarmouches, de toutes ces choses terribles qui,
quels qu’aient été les vocables pour les nommer, avaient un point commun : les belligérants connaissaient leur ennemi.
Aujourd’hui, les guerres se poursuivent plus ou moins « classiquement » en Afghanistan, au Darfour, …Il y aussi la guerre contre
le terrorisme, contre les cartels de la drogue, pour les Droits de l’Homme, contre la misère, … cela devient moins clair, on est dans le concept.
Et puis, il y un « truc » pas clair du tout : les agences de notation ! ! !
Lesdites agences soufflent le chaud et le froid à longueur de semaine, brandissent la menace, sont désavouées, par exemple par la BCE
(Banque centrale européenne) qui décide de poursuivre son aide au Portugal. Ces agences classent et déclassent la situation financière des pays et terrorisent les marchés mais aussi,
reconnaissons-le, les politiques et s’érigent en maîtres de l’économie.
Certes, on peut comprendre que les organismes « prêteurs » se renseignent sur le degré de solvabilité des pays mais il appert
régulièrement que l’on passe allègrement de l’information à l’intoxication, de l’investigation à la manipulation. Ces agences se prennent de plus en plus pour des décideurs, dans un jeu
extrêmement dangereux au risque de déclencher les désastres qu’elles sont censées prévoir.
Elles s’agitent aujourd’hui de toutes parts.
Elles furent pourtant fort discrètes lors de la crise des subprimes ..
Cela fait longtemps que je ne crois plus au hasard et qu’il m’arrive de me demander de temps à autre : à qui donc profite le crime
?
Qui sont ces oligarques qui s’érigent en maître du monde économique, qui servent-ils exactement ? On sait toutes les agences
anglo-saxonnes, … le fameux hasard sans doute …
L’Europe a plus que du souci à se faire, elle a du pain sur la planche et une responsabilité de premier plan à prendre : la
création d’une agence de notation européenne !
Mais là encore, le doute reste permis.
On sait que la Commission européenne, dirigée par une majorité libérale, s’est abstenue de réagir lorsque la Grèce a subi les coups de
boutoir des agences de notation et qu’elle s’offusque lorsque le Portugal – dirigé par un gouvernement de centre-droit depuis le 21 juin dernier – risque d’être touché.
Alors, les dettes, avec ou sans agence, devront être restructurées. Elles devront l’être de manière douce et étalée dans le temps en en
limitant les conséquences autant pour les autorités publiques que pour les grandes institutions financières. Il y va de l’intérêt de chacun, donc aussi de chaque citoyen.
Je garde mes doutes quant à la capacité citoyenne de ces agences.
André Flahaut