Partager l'article ! Devant eux, le déluge: On nous en parle depuis quelques semaines de ces inondations au Pakistan. ...
On nous en parle depuis quelques semaines de ces inondations au Pakistan.
Avec le temps, les chiffres gonflent au rythme des intempéries et de nos incuries peut-être. Certes, je n’accuse personne, je ne fais que m’interroger sur la lenteur des choses et le choix des priorités des uns comme des autres.
Certes tout le monde s’en mêle, du simple citoyen aux Nations unies, plus ou moins efficacement, plus ou moins rapidement, avec plus ou moins de bonne volonté.
L’état concerné commence par s’interroger sur la nécessité de faire appel à l’aide internationale, celle-ci s’interroge sur l’importance de son offre.
Les organisations d’aide humanitaire interrogent leurs spécialistes.
Les experts interrogent leurs évaluations statistiques.
Les fonctionnaires internationaux interrogent leurs gouvernements.
En embuscade, ceux qui ont déjà décidé du profit qu’ils tireront du déluge, de la terre fertilisée par les eaux et des hommes fragilisés par la douleur, ceux dont les calculs sont établis depuis les premiers matins du monde, ceux qui ont la souplesse du serpent et l’instinct du vautour à chaque fracas de la terre.
Aux bords des rives nouvelles et incertaines de l’Indus, un peuple attend, ne sachant même plus ce qu’il peut encore attendre.
André Flahaut
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