Partager l'article ! Chronique de morts annoncées: Il était une fois, entre Corbais et Mont ST Guibert, trois grandes surfaces voisines. ...
Il était une fois, entre Corbais et Mont ST Guibert, trois grandes surfaces voisines.
Il y a quelque temps, l’un d’entre d’elle a décidé d’élargir ses heures d’ouverture au dimanche matin.
Quelques temps plus tard, les deux autres firent de même.
Et la première de surenchérir : on ouvrira désormais le dimanche après-midi aussi.
Quelques temps plus tard, une des deux autres s’est alignée.
La troisième est-elle déjà en embuscade ?
Par les dividendes alléchée, une quatrième grande surface a pour projet de rejoindre le trio de base. Que fera-t-elle si elle s’installe ? Il est vrai que l’ouverture de nuit n’a pas encore été envisagée, mais qui sait ? De dérives en dérives, on atteint l’absurde.
Certes, il est clair que la population augmente dans la région mais il n’est pas venu à ma connaissance qu’elle se soit brutalement multipliée par 4 ! Ni que le pouvoir d’achat des citoyens n’ait bénéficié du même multiplicateur !
Je peux comprendre les lois de l’offre, celles de la concurrence et du marché mais ma logique me dit que ces lois
finissent un jour par tuer le plus faible, le moins habile, le moins beau, le moins criard, le plus sage peut-être.
D’ici peu, des quatre, deux seront de trop pour cause de voracité des mieux aguerris.
Et l’on parlera de fermeture, de licenciements, de drame social.
Les exigences du consommateur sont-elles si élevées qu’il faille multiplier à ce point les présences, les heures
d’ouverture, les nocturnes, les soirées de soldes et autres opérations de séduction ?
Au jeu du qui perd gagne de la concurrence effrénée, du consumérisme à tous crins, qui pense encore à la qualité de vie du personnel auquel l’on impose des horaires ingrats, des exigences
de disponibilité révoltants et dont on met les emplois en danger ?
Le vrai prétexte est-il celui de la nécessité de l’offre, celui de l’égoïsme de consommateurs de plus en plus
exigeants à moins que ce ne soit qu’une simple histoire du capitalisme ?
Une bête et triste histoire en fait …
André Flahaut