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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Chili : le choix des urnes

Publié par le Blog d'André Flahaut sur 19 Janvier 2010, 12:45pm

Catégories : #Billets d'humeur

 

 

Le week-end dernier, les Chiliens ont élu leur nouveau président, Sebastian Pinera, homme d’affaires, multimillionnaire de son état.

 

Il s’agit de la première alternative à droite depuis  1990 et le retour de la démocratie à la fin des terribles années Pinochet.

 

La présidente socialiste sortante, Michèle Bachelet  jouissant d’une popularité rarement égalée (80% de popularité) ne pouvait, de par la Constitution, briguer un nouveau mandat. Nous ne pouvons que le regretter amèrement.

 

Grâce à l’action de la gauche au pouvoir, le Chili a bénéficié de la mise en place d’une économie sociale de marché, d’une stabilité politique et socialement progressiste même s’il reste incontestable que des écarts énormes existent encore entre les revenus des citoyens.

On peut dès lors s’interroger sur l’éventualité d’un nouveau berlusconisme, sur l’évolution de mesures sociétales  et d’éthique telles que les questions relatives à l’avortement ou au mariage des homosexuels par exemple.

 

Devenue minoritaire, la gauche s’engage à rester une opposition attentive et constructive.  A elle de se construire un projet alternatif solide pour les années à venir.

 

Aujourd’hui, je pense à tous les Chiliens qui ont dû fuir leur pays en des temps de torture et de violences, je pense aux Chiliens de Belgique qui ont intégré nos communautés.

Avec eux, j’espère que leur nouveau président tiendra ses promesses de poursuivre dans la  voie tracée par Michèle Bachelet et que le Chili ne passera pas une fois de plus aux pertes et profits de l’Histoire.

 

Ce lundi, à la bourse de Santiago, les actions de Monsieur Pinera ont grimpé de 12,5 %.

 

 

André Flahaut


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didier strale 24/01/2010 11:10


Si la législation limite le nombre de mandats présidentiel à deux, il faut l'accepter. C'est un choix politique qui existe dans d'autres démocraties et qui peut éviter certaines dérives.
L'alternance n'est pas toujours nocive, elle permet la comparaison.
Tant qu'une démocratie reste en place, cela vaut bien mieux qu'une dictature exercée par un pouvoir militaire.
Il faudra s'armer de patience et attendre une prochaine élection pour un éventuel retour de la gauche au pouvoir.
Les chiliens décideront.


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