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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Ardentes et ardues questions communautaires

Publié par le Blog d'André Flahaut sur 27 Mai 2010, 09:40am

Catégories : #Billets d'humeur

Je ne suis pas de ceux qui trouvent leur bonheur, leur fonds de commerce ou leur terrain de musculation électoraliste dans ce domaine mais il est parfois difficile de s’en abstraire totalement et de n’en rien entendre.

J’ai donc entendu Monsieur Maingain s’offusquer du fait qu’Elio Di Rupo dit "comprendre la décision de la Ministre Turtelboom (Open VLD)"  qui a voulu s’assurer que tout le monde soit convoqué dans la langue de sa région et ce pour éviter trop de problèmes post-électoraux.

Est-ce si difficile, même en campagne électorale, de rester de bon compte et de considérer simplement que cette ministre n’a fait que son devoir qui consiste, notamment, à veiller à la bonne organisation des élections, en  appliquant le principe de précaution ?

Trop simple pour certains ?

Est-ce donc faire preuve de naïveté que de vouloir rester juste et intellectuellement honnête en ce y compris lors d’enjeux électoraux ?

Serais - je donc naïf ?

André Flahaut

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timmermans 28/05/2010 09:28


quand est ce le projet de conféderation bruxelles wallonie va il voir le jour ? les Flamands ont le projet de faire la flandre et de s'emparer de Bruxelles et nous les Francophones ?


Jean-Bernard Rouge 27/05/2010 12:33


Cher André,

Contrairement à ce que certains flamands essaient de faire croire, et que malheureusement certains wallons très mal informés pensent aussi, les francophones de la périphérie ne sont ni des
impérialistes en terre étrangère, ni des touristes.

Ils aiment leur commune et leur Région (flamande) mais sont simplement opposés à l’idée que la loi du sol implique l’unilinguisme et le renoncement à la liberté d’utiliser leur langue maternelle. A
fortiori lorsque cette crainte est partagée par 80 % de leur communauté locale.

Pour ces francophones, comme pour les Bruxellois d’ailleurs, il ne serait pas acceptable qu’un seul néerlandophone ne reçoive pas sa convocation dans sa langue. Les convocations bilingues, ou
envoyées successivement en néerlandais puis en français (comme à Rhode, lors des dernières élections) satisfont parfaitement à cette exigence. Si les manœuvres de certaines majorités francophones
devaient priver un seul néerlandophone de ce respect élémentaire, non seulement Elio Di Rupo a raison de dénoncer une provocation, mais le Ministre flamand Geert Bourgeois a aussi raison de
l’annuler.

Si par contre, il ne s’agit que d’une nouvelle manœuvre afin d’encourager la purification linguistique et de passer à savon la tache d’huile, en privant des électeurs francophones d’une convocation
dans leur langue (officielle dans les communes à facilités), ne pas réagir en préconisant clairement des convocations bilingues pourrait passer pour de la naïveté.

Salutations amicales !


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