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Plus de 200 jours de négociations et un triste record battu qui semble réveiller l’action citoyenne.
On appelle à la manifestation ce 23 janvier.
Répondant à l’appel d’artistes du nord du pays, des dizaines d’artistes francophones et néerlandophones exprimeront ce vendredi au Théâtre flamand (KVS), leur opposition au « nationalisme borné ».
Les artistes souhaitent dire haut et fort leur opposition à « la création d’une image qui dresse les uns contre les autres, les gens de notre pays, en tant que groupes culturels inconciliables ». Ils nous parlent de solidarité, de dialogue constructif, de justice sociale et de diversité culturelle.
Comment ne pas être d’accord avec cette prise de position puisqu’elle est celle de la toute grande majorité des Francophones et d’une part certaine de la population néerlandophone ?
« pas en notre nom – niet in onze naam » dit le site internet qui précise que « le projet ne défend pas le point de vue d’un parti politique »
Et c’est là me semble-t-il, que le bât blesse. Non qu’il faille tomber dans ce que certains appellent la récupération politique absolue mais, à contrario, n’y a-t-il pas nécessité d’un réel engagement citoyen ? N’y a –t-il pas lieu de soutenir les responsables politiques qui partagent ces valeurs de solidarité, de justice sociale et se battent pour elles au quotidien ? Pourquoi maintenir cette schizophrénie entre le politique et la société civile, entre le politique et les artistes ? N’y a –t-il pas, là aussi, l’urgence d’un dialogue constructif et d’un soutien mutuel ?
Me revient en mémoire un vieil adage « L’Union fait la force ».
Au pays du surréalisme, d’aucuns suggèrent de se laisser pousser la barbe « jusqu’à ce que la Belgique se relève ». Sera-t-elle
longue, carrée, royale, en pointe, en fer à cheval ou en éventail ?
Au XVIII ème siècle, en Russie, Pierre le Grand imagina un impôt sur la barbe.
Souvenons-nous Citoyens, qu’il arrive à l’Histoire de repasser les plats, … et qu’il n’est pas toujours interdit d’en rire.
André Flahaut