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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Tulle, dimanche 6 mai : "Je suis socialiste"

Publié par le Blog d'André Flahaut sur 10 Mai 2012, 09:30am

Catégories : #Billets d'humeur

On l’appelait François

On lui dit aujourd’hui : Monsieur le Président

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Il en est qui entrent en politique par ambition, d’autres par romantisme. Il y a les amateurs et les dilettantes qui ne font guère long feu, il y a les carriéristes, les audacieux, les opportunistes, il y a quelques traîtres, il y a ceux qui s’accommodent – ou pas – de considérations partisanes.

Il y a des hommes de convictions. François Hollande est de ceux-là.

Avec tous les socialistes et au-delà, j’en suis convaincu,  je me réjouis de sa victoire.

Certes, on sait la tâche immense mais les atouts le semblent tout autant.

François Hollande a su donner du temps au temps pour se construire un profil présidentiable. Il a misé sur la connaissance du terrain qu’il n’a jamais délaissé, il a parié sur la proximité et l’écoute, il a su attendre quand il le fallait,  tout en considérant que lorsqu’il s’agit de valeurs à défendre, à répandre, la notion de temps perdu n’existe pas et que l’opposition raisonnable n’a rien d’impossible.

Comme au jeu d’échecs, comme au jeu de go, il faut maîtriser l’anticipation, intervenir ni trop tôt, ni trop tard, se souvenir de chaque stratégie mais savoir combien l’échiquier peut être instable, capricieux, modulable et s’en accommoder sans s’y perdre. François Hollande n’est pas joueur mais il a le talent des champions.

François Hollande ne fera pas la révolution économique idéalisée et irréaliste mais par le socialisme qui nous rassemble, il mettra en place une politique de relance, possible dans la rigueur mais exemptée d’austérité. Elio Di Rupo  ne dit pas autre chose.

Certes, on sait la France divisée non plus en « gauche/droite » mais en gauche/droite/extrême droite. On sait que la république est passée de la marginalisation du front national (2002 Jospin-Chirac) à la problématique de sa  normalisation (Marine Le Pen). On sait  aussi la pénibilité de la situation grecque et ses conséquences électorales.

On se dit que la victoire de François Hollande est une chance pour l’Europe telle que nous la souhaitons, une Europe  mieux équilibrée, plus apte à répondre aux dérives du capitalisme, capable de décisions justes.

Ce ne sera pas le temps des prodiges ni des phénomènes exceptionnels, ce sera le temps de moins de colères, de moins de douleurs, du catalogue des amertumes qui s’affine, des inégalités qui se lissent.

Cela commence par le temps de la considération, le temps du respect, le temps de l’apaisement.

Les temps changent …dès maintenant !

A Tulle, en Corrèze, le nouveau président de la France  souligne « je suis socialiste ».

A Nivelles, en Brabant wallon – et partout ailleurs depuis plus de trente cinq ans – simple citoyen,  conseiller communal, ministre ou président de la Chambre, j’affirme « je suis socialiste ».

J’en connais les railleries mais j’en sais aussi et surtout la fierté.

André Flahaut.  

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