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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Des petites pensions qui ne reposent pas de la vie

Publié par blogflahaut sur 28 Mars 2007, 07:59am

Catégories : #Billets d'humeur

Moins de 900 euros par mois. C’est la pension minimum que perçoit un retraité qui a travaillé durant toute sa vie professionnelle.


Elle s’élève à 1000 euros pour celui qui a la charge d’une ou plusieurs personnes.


Aujourd’hui, ce sont 350.000 personnes qui vivent avec la pension minimum.


Qui vivent ou qui essaient de s’en sortir ?


Et que penser de cette autre catégorie de pensionnés contrainte de survivre avec moins de 640 euros par mois parce qu’elle a eu une carrière incomplète ?


On y retrouve  en majorité des femmes dont la carrière a souvent été interrompue ou effectuée à temps-partiel (maternité, éducation des enfants, travail domestique). Le travail à temps plein est la règle pour le calcul de la pension. Or, les contrats à temps partiel ne cessent d’augmenter, flexibilité oblige.


Comment cultiver l’art d’être grand-père ou grand-mère lorsque les moyens manquent ? Lorsque la vie quotidienne est une succession de tracas, entre factures, charges et autres frais divers à régler ?


Les retraités doivent pouvoir bénéficier, comme tous les allocataires sociaux, d’un niveau de vie évoluant au même rythme que l’ensemble de la société.

 
La « liaison au bien-être » avait permis entre 1973 et 1982 d’indexer les pensions sur l’augmentation des salaires. Depuis la suspension de cette liaison automatique, l’écart s’est creusé entre pensions et salaires. Sur les 10 dernières années, la différence de croissance se chiffre ainsi à 8,4%.


Je suis, pour ma part, favorable à la proposition du Parti socialiste voulant que chaque pensionné bénéficie au minimum d’une pension de 1.000 euros. Cette pension devrait s’élever à 1.200 euros pour ceux qui ont la charge d’un ménage.


La vieillesse a de l’avenir. Pour qu’elle ait de la dignité, la solidarité des générations est indispensable.


André Flahaut

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Josiane Ducat 12/04/2007 23:08

L'idée est excellente et serait renforcée par une exemption d'impôt sur cette somme ainsi que par le lien entre revenus et montant des taxes communales (immondices par exemple).
Est-il dans les projets PS que cette pension soit aussi accordée aux femmes ménagères qui, suite à un divorce ou une séparation tardive recoivent la demi-pension de leur époux (plus ou moins 6 à 700 euros...)?
 
 
 
 

Michel 10/04/2007 11:40

bonjour Monsieur le Ministre aprés 39 années de travail à la défense je suis isolé j'aurais 1312€ de retraite je trouve une pension normale.
Mais franchement il ne faudrait pas un plafond au pension vous savez comme moi Monsieur le Ministre que certaine pension frole l'indécence des pensions de 5000€ net a des veufs de haut fonctionnaire qui n'ont jamais tapé sur un clou et autre  voila une propositions la pension unique à 1500€ et plus de vipo voila une idée agréable semaine Monsieur le Ministre.

André Flahaut 05/04/2007 09:02

Pour votre information, voici quelques chiffres sur l’évolution des pensions 2003-2007:  Pensions annuelles moyennes :  Hommes : de 9.732 euros en 2003 à 10.162 euros en 2007, soit une augmentation de 370 euros/an en 4 ans, ou 30,8 euros par mois. --> augmentation de 3,77 % Femmes : de 4.721 euros en 2003 à 5.014 euros en 2007, soit une augmentation de 293 euros/an en 4 ans, ou 24,41 euros par mois. --> augmentation de 6,2 % Pensions minimum (régime salarié, carrière complète) : Pension minimum de ménage : de 12.241 euros par an, soit 1020 euros par mois en 2003 à 13.200 euros par an, soit 1.100 euros par mois en 2007 soit une augmentation de 959 euros/an sur 4 ans ou de 80 euros par mois.--> augmentation de 7,85% sur les 4 ansPension minimum d’isolé: de 9795,94 euros par an, soit 816 euros par mois en 2003 à 10.603 euros par an, soit 885 euros par mois en 2007 soit une augmentation de 807 euros/an sur 4 ans ou de 67 euros par mois.--> augmentation de 8,25% sur les 4 ans La totalité des dépenses de l’Office national des pensions pour les «prestations» c'est-à-dire le paiement des pensions (retraite, survie, etc.)De 13,86 milliards eur en 2003 à 15,71 milliards euros en 2007 ! Soit une augmentation de 1,85 milliards en 4 ans, soit 13,34% sur 4 ans, ou 3,3 % par an. L’augmentation supplémentaire réelle de toutes les prestations a donc été d’environ 1% par an. Certains disent qu’il ne s’agit pas de véritable liaison au bien-être et que seuls 25% des pensionnés en bénéficieront.   Pourtant, la liaison au bien-être a bel et bien été inscrite dans une loi. Elle laisse cependant une place pour la nécessaire concertation sociale. Ce sont les partenaires sociaux qui peuvent faire des propositions de priorités vis-à-vis des allocations sociales. Toutefois, afin de garantir son champ d’application, la loi prévoit bien que toutes les allocations sociales (pension, chômage, invalidité, etc.) peuvent être touchées par le mécanisme et, pour garantir des moyens suffisants à cela, un mode de calcul a également été inscrit dans la loi. C’est cela qui représente l’enveloppe de 236 millions euros par an garantie pour exécuter la liaison au bien-être proposée par les partenaires sociaux. C’est d’ailleurs ce qu’ils viennent de faire avec leur accord unanime de septembre 2006, qui a été appliqué par le Gouvernement. Pour les pensions, le bonus pension de Louis Tobback est appliqué. En clair : 35 euros si le pensionné est à la retraite depuis 10 à 19 ans et 75 euros si le pensionné est à la retraite depuis plus de 19 ans, une fois sur l’année en avril 2007, et une fois sur l’année en 2008 avec des montants de respectivement alors 40 ou 90 euros, ou la proposition de revalorisation en pourcentage des partenaires sociaux pour le complément si la proposition du bonus s’avérait inférieure pour le bénéficiaire. Dans ce scénario de liaison au bien-être inscrit dans la loi, il est possible que les revalorisations des allocations sociales et des pensions en l’occurrence soient même supérieures, certaines années à l’évolution des salaires puisque si les salaires évoluent moins qu’une moyenne se situant entre 0,5%, 1% et 1,25%, les allocations sociales seraient alors proportionnellement revalorisées plus.Toutefois, le contraire est également possible si les salaires évoluent plus vite… C’est pourquoi, au-delà de cette étape majeure obtenue par le PS au Gouvernement tant pour les salariés que pour les indépendants, le PS proposera dans son programme d’introduire de nouvelles modalités dans la loi sur le pacte de solidarité entre les générations afin de garantir que l’évolution des allocations sociales suivent, au minimum, l’évolution des salaires.Ce point a d’ailleurs été revendiqué en commun par les 1.500 pensionnés des mouvements des aînés du Nord, du Sud et de Bruxelles, au congrès «printemps des aînés» du 21 mars.
André Flahaut

MarcSimonart 31/03/2007 21:39

Monsieur le ministre,
Vous êtes au gouvernement  depuis des années  alors pourquoi attendre pour mettre en pratique vos "bonnes intentions" ? Le lendemain des élections sans doute?
 
 
 
 

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