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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Indépendants : travailleurs précarisés ?

Publié par blogflahaut sur 2 Février 2007, 09:19am

Catégories : #Billets d'humeur

Dès le 1er janvier 2008, tous les indépendants et les personnes qu’ils ont à charge seront couverts pour les petits risques.


Et ceci grâce à l’initiative du PS.


Il faut savoir que 20 % de travailleurs indépendants ne sont pas assurés contre les petits risques car ils n’ont pas les moyens de cotiser.


Cela représente 180.000 travailleurs (mères ou pères de famille) dont les frais de consultations chez le médecin ne sont pas remboursés. Il en va de même pour la plupart des médicaments qu’ils doivent payer au tarif plein. Pour rappel, la cotisation mensuelle varie entre 30 et 70 euros.


Beaucoup reste à faire  pour renforcer la protection sociale de ces  travailleurs indépendants.


En effet, plus de 300.000 femmes et hommes ayant le statut professionnel d’indépendants  vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté.


Les cotisations sociales dont ils sont redevables représentent un pourcentage de leur revenu.


Alors que les revenus d’un indépendant ne sont, par définition, pas garantis d’une année à l’autre puisqu’ils fluctuent en fonction des aléas du marché, des crises économiques, de la concurrence ou encore du système des prix, le mécanisme de calcul des cotisations se réfère aux  revenus de la troisième année qui précède l’exercice en cours.


En clair, les cotisations de 2006 sont calculées sur les revenus de 2003.


Il ne faut dès lors  pas être grand clerc pour comprendre qu’une année favorable, hélas  suivie d’années noires, peut paradoxalement conduire l’indépendant à s’endetter et, dans un effet d’entraînement cumulatif, précariser sa situation.


D’autre part,  beaucoup d’entreprises ont recours à la sous-traitance, de manière à contourner les cotisations patronales et d’imposer une flexibilité des contrats. Elles exigent par conséquent du travailleur qu’il dispose d’un statut, amère antiphrase, indépendant.  Contraint d’accepter les conditions contractuelles, le travailleur fragilise de ce fait son statut professionnel dès lors  qu’il ne fait pas l’objet d’une attention suffisante des pouvoirs publics.


André Flahaut

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Jacques de paoli 03/02/2007 13:40

Bien, bien. Nous avons fait ce que nous devions. Il nous reste beaucoup à faire. La question, toujours la même : où trouver les sous? L'Etat est de plus en plus pauvre. Ses recettes s'amenuisent. Si on commençait à mettre un frein à l'ingenerie fiscale, style Sabena. J'ai cru comprendre qu'un loi fiscale, déjà ancienne, interdit de faire indirectement ce qui ne peut l'être directement. Appliquons la sensu stricto. Dénationalisons les belges qui "s'arrangent "pour payer leurs impôts à l'étranger. La politique consiste à prendre de l'argent ici pour le distribuer là-bas. On la qualifie de droite ou de gauche selon  l'origine des fonds et les bénéficaires de leur distribution. Il serait temps d'être limpide. En continuant à cotoyer le MR nous risquons  la confusion des genres.

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