Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Crise du lait : et si on essayait autre chose ?

Publié par blogflahaut sur 1 Juillet 2009, 09:13am

Catégories : #Billets d'humeur


  • - Voici des mois que nos producteurs de lait se débattent en vain pour obtenir – de qui ? – une augmentation du prix du litre de lait, une augmentation du prix du litre qu’ils vendent

    • - Les intermédiaires font la sourde oreille, les entreprises de distribution se disent aussi victimes et les consommateurs paient …

      • - Le combat des agriculteurs est perçu positivement car c’est celui de familles qui luttent pour leur survie, la lutte d’hommes et des femmes broyés par la machine aveugle du marché européen

        • - Mais c’est promis, on va rechercher une solution – avant le 21 juillet (surtout avant la Foire de Libramont qui risque d’être chaude … sans solution …).

 

La solution immédiate serait un effort des autres secteurs  pour amener le prix du litre de lait le plus près des 30 cents. … proposer une augmentation d’un euro-cent est risible !

 

Mais au-delà ? Pourquoi n’oserions-nous pas la création de coopératives de production ?


Elles pourraient regrouper quelques producteurs d’une même région. Elles pourraient aussi s’associer à des pouvoirs publics (locaux ou autres) et pourquoi pas des citoyens consommateurs ?


Elles permettraient ainsi  de raccourcir les circuits en rapprochant producteurs et consommateurs dans une plus grande transparence et une forme de retour au naturel.


La formation du prix serait plus visible ainsi que la traçabilité des produits.

 

Il y a sans doute d’autres avantages et inconvénients mais pourquoi ne pas y réfléchir ?

 

D’aucuns diront que c’est aller à contre sens du mouvement mais aller à contre sens d’un mouvement qui envoie au suicide des milliers de travailleurs, n’est-ce pas choisir la vie ?


 

André Flahaut

Commenter cet article

Djote 16/07/2009 09:42

Il n'y a pas très longtemps, quand j'étais petit (25 ans ?), à Nivelles, nous étions fournis en lait par un laitier, directement.
Peu d'intermédiaire: le fermier vendait son lait au laitier, et le laitier vendait son lait à une clientèle 'captive'. Le prix était compétitif (pas d'intermédiaire), meme si 'moins efficace'.
Autre avantage non négligeable: nous étions livré à domicile: le laitier livrait un bac de 12 bouteilles en verre, et reprenait celui que nous laissions. Quand nous n'étions pas là, pas de problème il faisait l'échange avec le bac que nous laissions juste derrière la grille (nous n'avons jamais eu à déplorer de 'vol' de lait).
Quant au payement: en espèce quand maman était à la maison, ou par virement, ou en payant plusieurs tournées lait d'avance... ou en retard.
Relations directe, basée sur la confiance, gagnant pour tout le monde, pas d'intermédiaire inutile.

Peut-être à retrouver ?

L'idée des coopératives est excellente dans le cas de certains produits pour lesquels il serait possible de récuperer pour le citoyen et le fabricant la marge que des intermédiaires inutiles ont pris !
C'est le cas du lait, pourquoi ne pas l'envisager aussi pour d'autres produits ?

J'ai qques idées que j'aimerais lancer là-dedans. Peut-être à discuter.

patrick 01/07/2009 11:21

Excellente proposition que de "raccourcir" le "chemin" entre les producteurs et consommateurs!
Les seuls qui risquent d'y perdre quelques chose sont les "distribiteurs" qui imposent leur prix et conditions aux producteurs.
J'habite en plein centre ville et pourtant j'essaye de me fournir régulièrement en légumes, fruits, ouefs, laitages chez des producteurs en province. Outre le contact et les conseils des producteurs, la qualité des produits est largement supérieure à celle des produits de grande surface pour un prix inférieur ou équivalent.
Faisons tous un petit pas vers ces producteurs qui souffrent et qui aiment leur métier.
belle initiative Monsieur le Député!

strale didier 01/07/2009 11:04

Quand mon épouse va chercher son lait à la ferme, elle le paie 60 cents du litre. Elle doit bien entendu le stériliser en le portant à ébullition. Il est ensuite conservé dans des boîtes en plastique d'une marque bien connue.
Nous pouvons ainsi consommer un produit frais, de qualité et à un meilleur prix en passant directement du producteur au consommateur.
Effectivement, il est probable que la création de coopératives de production,de traitement et de vente du lait constituerait une solution où tout le monde y trouverait son compte.En espérant qu'une solution sera trouvée pour ces courageux producteurs de lait envers lesquels je marque tout mon soutien.

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents