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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Sans vergogne...

Publié par blogflahaut sur 25 Mai 2009, 11:47am

Catégories : #Billets d'humeur

 


En février dernier, je m’interrogeais sur la destruction de milliers de jouets, dans le cadre de la lutte contre les contrefaçons, considérant que s’il y a lieu de sanctionner cette forme de fraude, il eut peut-être été bon de penser à tous les enfants vivants dans la plus grande précarité, à ces enfants qui, mieux et plus que quiconque, auraient connu cet immense et simple bonheur : recevoir un jouet.


Ce week-end, en parcourant le supplément d’un journal du soir, me saute aux yeux une publicité : Une petite fille y détruit sa poupée en la glissant dans un robot-ménager, un petit garçon guillotine son nounours en le plaçant sous un train, …toute cette publicité n’est que violences, mutilations barbares, tortures, haine, mépris.
Tous les moyens sont-ils indispensables au mercantilisme débridé pour engranger de nouveaux bénéfices ?


Les bandits de grand chemin s’affirmaient autrefois sans foi ni loi, sans dieu ni maître. Mais ils avaient leurs codes d’honneur !
Aujourd’hui, il n’y a plus ni civisme, ni morale, ni respect pour vendre n’importe quoi n’importe comment, à n’importe qui en ce y compris les enfants.


Au vu de cette publicité, je m’interroge : où est le droit ? Qu’en est-il des jurys d’éthique publicitaire, censés cadrer ce secteur ? Quid de la rédaction du journal préférant la rentabilité, obligée peut-être d’y céder ? Quid des dirigeants de cette firme qui élabore une telle publicité ? Quid des bonnes âmes qui s’offusquaient, il y a peu, de la publicité d’un fournisseur d’énergie donnant,  une image négative de la femme. Des petites filles laissées dans le rôle traditionnel des femmes, apportent le repas aux petits garçons déguisés en ouvriers. Je ne dis pas que ces bonnes âmes avaient tort, je dis qu’en Belgique, il y a des champs de bataille plus urgents !


C’est cela le capitalisme forcené : fonctionnant dans la violence du profit à tous crins, il se sert de la violence publicitaire qui a le « mérite » d’obtenir rapidement des résultats.
Ne dit-on pas que le temps, c’est de l’argent …


Brutal et insidieux tout à la fois, amoral et faisant appel aux plus bas instincts de chacun, il n’hésite pas à impliquer sans vergogne, les plus jeunes d’entre nous.
Rien n’est innocent, et chez ces gens là, rien n’est gratuit. RIEN !


J’invite les enseignants, les crèches, l’ONE, les associations de parents et toute personne de bon sens à réagir !

André Flahaut

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