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Lorsque la SNCB va mal financièrement, les cheminots sont mis sous pression. Quand l'entreprise se porte bien, c'est
la direction qui est récompensée. La question salariale ne se pose vraiment pas de la même façon selon que l'on soit top manager ou travailleur.
D'un côté, 30 000 euros d'augmentation annuelle provisoirement gelée suite aux nombreuses protestations. De l'autre, le recours à la grève pour obtenir un accord social et salarial
acceptable.
Faire du bénéfice est une chose, remplir des missions de service public en est une autre exigeant un effort permanent du personnel : techniciens, conducteurs, employés, guichetiers, contrôleurs.
Tous font en sorte que les voyageurs se déplacent dans les meilleures conditions sur un des réseaux les plus denses au monde.
La flexibilité et la mobilité imposées au personnel sont insuffisamment prises en considération. Du moins, leurs efforts ne devraient pas être bridés par des salaires qui ne suivraient pas
l'augmentation du coût de la vie.
La grève contrarie les usagers des transports ; la réduction du service public à un instrument de profit revient tôt ou tard à se désintéresser des
usagers.
André Flahaut
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