Ce qui est valable pour les banques ne s'applique pas toujours à leurs clients. L'effacement des dettes par exemple. Pour éviter un
effondrement de l'ensemble du système financier il arrive souvent que de l'argent public soit injecté massivement dans les banques. Tel fut le cas de la crise des subprimes aux Etats-Unis, née
des prêts hypothécaires à haut risque accordés à des clients dont la faible solvabilité était pourtant connue. Tout argent est bon à prendre… En Belgique, la prescription prévue le 27 juillet
2008 des dettes contractées il y a plus de 10 ans, a suscité un zèle procédurier parmi les banques. Elles ressortent de leurs tiroirs des créances oubliées de ceux qui les ont contractées il y a
parfois 20 ou 25 ans. Par le simple jeu des intérêts la petite somme empruntée initialement s'est transformée en un montant qui dépasse les possibilités de remboursement des gens. Cela entraîne
de vrais drames familiaux sans que cela n'affecte les comptes des banques. Mais on sait depuis longtemps que les dettes des particuliers sont des problèmes privés quand ceux des banques
concernent tout le monde.
Le surendettement c'est aussi dû à la pression impitoyable des banques sur leurs clients qu'elles savent financièrement fragiles.
André Flahaut
Aucun commentaire pour cet article
| Novembre 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | |||||||||
| 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ||||
| 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | ||||
| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | ||||
| 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | ||||
|
||||||||||