L’Europe a décidé de réduire – drastiquement - le budget destiné à l’aide alimentaire à l’attention des personnes défavorisées.
Je suis un européen convaincu mais force m’est de constater que plus cela va, plus je m’interroge sur les nuances – de taille – entre les principes fondateurs et la réalité des faits.
Certes, en 1986, lorsque fut mise en place l’aide alimentaire, les surplus de l’agriculture étaient importants, coutaient en stockage …
Certes dit l’avocat du diable, on ne peut maintenir les populations dans l’assistanat institutionnalisé …
Mais bon sang ! De quoi ou plutôt de QUI parle -t-on ?
Au fonds des salons eurocrates, là où, même en imagination, les technocrates ne peuvent penser aux personnes qui subiront cette décision, on ne parle plus de gens mais de chiffres, de ratio, de taux, de courbes, de pourcentage. On ne pense plus éthique ni solidarité. Du générique « banque alimentaire », on ne retient que le mot banque et le cortège d’égoïsmes et de mépris qui le définit.
« Selon que vous serez puissant ou misérable … » nous annonçait déjà Monsieur de La Fontaine …
On trouvera l’argent, … ou pas.
Mais au commencent, il y a l’autre vrai scandale, celui de tant de misères que nous ne sommes pas capables de résoudre.
André Flahaut
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