Pour les socialistes la crise financière et demain ses prolongements sur l’ensemble de la vie économique et sociale est une opportunité. A nous de la saisir !
Car la droite libérale et conservatrice est en train de récupérer la crise à son profit et même de pousser quelques
avantages.
Ce comportement et ces discours sont dépourvus de scrupules. Même s’ils sonnent faux et creux, ils risquent
de faire des dégâts. Les actes sont posés sous le couvert de l’urgence qui donne une grande visibilité à ces acteurs.
Entre Bush finissant, Sarkozy enfiévré par sa présidence européenne, Berlusconi qui a le culot de
parler d’éthique et notre Reynders national qui, crise financière aidant, se découvre ardent défenseur des mérites de l’état régulateur des marchés, nous pourrions presque rire si n’avions
tant de raisons de pleurer et bien plus encore d’être en colère.
Plus que jamais les assistants de ceux là sont les banquiers.
Les socialistes doivent agir en cohérence non seulement au niveau belge mais aussi au niveau européen (PSE) et au plan
mondial (IS) pour ne pas ignorer l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine dont les pays nous donnent la preuve de la faisabilité d’une anti -politique libérée des dictatures de la finance et de ces
instruments comme le FMI ou la banque mondiale.
Après le 11.09.2001 on a dit plus d’Europe, on ne l’a pas fait. Ici aussi on dit plus d’Europe faisons le, faisons
le concrètement et de façon compréhensible et crédible.
Il faut la cohérence entre nos actes et nos discours pour être crédible aux yeux de l’opinion publique et de ceux
qui nous accuseraient de revenir avec des anciennes recettes, opposons leur notre revendication de voir éclater la vérité sur leurs responsabilités de l’échec.
L’histoire parle pour nous et le retour aux valeurs de solidarité est vital pour le peuple tout le peuple et pas les
seuls nantis.
André Flahaut

