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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Les mamans précarisées doivent pouvoir conserver la gratuité des soins pendant leur grossesse

Publié par le Blog d'André Flahaut sur 14 Avril 2015, 14:01pm

Catégories : #Article

Je m’inquiète des réactions défensives et du manque de remise en question de la Ministre de la santé, Maggie De Block, concernant les impacts de l’augmentation du ticket modérateur pour les gynécologues conventionnés.

Je m’indigne et je veux réagir face aux conséquences de cette politique sur les familles déjà précarisées, accompagnées par l’ONE dans le cadre des consultations prénatales.

Se dirige-t-on vers des soins de santé à deux vitesses où seules les familles plus nanties pourront bénéficier des soins préventifs et de l’accompagnement de la grossesse des futures mamans ?

Quand madame De Block parle d’une intervention de l’INAMI de 1,3 millions d’euros… est-elle consciente que si l’ONE doit stopper ses consultations prénatales, seules les familles les plus démunies seront exclues ? Les autres familles consulteront leur gynécologue et… se feront rembourser par l’INAMI ! C’est un non sens !

Remettre en question la gratuité du service universel de l’ONE, c’est un signal interpellant de la part du Gouvernement fédéral... qui vise, avec d’étranges relents communautaires, les fondements mêmes de la sécurité sociale.

Je rappelle que la prévention est le meilleur outil d’émancipation sociale. Enfin, je m’inquiète de cette nouvelle brèche dans un Etat que je veux solidaire, pour que personne ne reste au bord du chemin!

Pour y voir clair :

  • La consultation (conventionnée) coûte 24,48€
  • Le remboursement INAMI est passé de 16,25€ à 12,48€
  • Le ticket modérateur payé par le patient (12€) a donc augmenté de 3,77€
  • Le public de la consultation ONE (dont les femmes les plus démunies) ne paie pas le ticket modérateur, les médecins, qui reçoivent ces publics en consultations prénatales hospitalières acceptent donc de les recevoir pour 12,48€, montant dont ils doivent encore déduire une participation aux frais de l’hôpital.

Il devient donc de plus en plus difficile de trouver des médecins qui acceptent de recevoir les publics fragilisés.

Devoir recourir à la bonne volonté des médecins pour soutenir les familles précarisées est une aberration. C’est au politique de mettre en œuvre les incitants utiles pour rendre ces services accessibles à tous !

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