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André Flahaut

André Flahaut

Ministre d'État, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Président honoraire du Parlement


Survol de Bruxelles

Publié par le Blog d'André Flahaut sur 13 Janvier 2015, 15:04pm

Soucieux de participer à la recherche du bien-être menée par les habitants du Brabant-Wallon, je me suis penché sur les plaintes actuellement enregistrées à propos du bruit généré par les avions au décollage ou à l’atterrissage à Bruxelles lors du survol de la Province.

Les plaintes les plus nombreuses émanent de Waterloo et de ses environs. Elles sont particulièrement importantes lors de l’usage pour l’atterrissage à Bruxelles de la piste 01. Cette piste est essentiellement utilisée lorsque le vent vient du Nord et de l’Est. Ceux-ci sont fréquents lors des périodes anticycloniques d’été, c'est-à-dire par beau temps.

Les procédures d’atterrissage communes à tous les avions  et validées par l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale) définissent dans l’espace des points de passage stricts.

Les procédures sont décrites dans les documents officiels nationaux (AIP) et enregistrés dans les systèmes de navigation de chaque avion.

Pour l’atterrissage sur la piste 01 à Bruxelles, ces points définissent comme altitude minimum à la verticale de Waterloo la hauteur de 1820 pieds au dessus du sol soit 600 mètres environ.

Selon notre analyse, cette hauteur pourrait être portée à 1050 m soit 3464 pieds, ce qui imposerait aux avions d’effectuer dès Waterloo une longue descente plutôt que de voler en pallier jusqu’au point de descente finale (Carrefour Léonard) comme actuellement.

Pour information, ce type de procédure est déjà d’application stricte dans de grands aéroports internationaux.

Il en résulterait un double avantage : Une réduction de la nuisance sonore, chaque avion ayant forcément réduit la puissance de ses moteurs pour entamer la descente et,

Un avantage économique, un moteur au ralenti consommant nettement moins qu’un moteur stabilisé pour maintenir l’avion à altitude constante. N’oublions pas non plus l’impact écologique : moins de carburant = moins de pollution.

Aussi, je recommande vivement à Madame la Ministre Galland d’imposer aux contrôleurs de trafic aérien en charge du contrôle de l’arrivée et de l’atterrissage à Bruxelles sur la piste 01 d’obliger les avions à rester au dessus de 3500 pieds (1100m) jusqu’au point de descente de Waterloo.

Cette règle stricte pourrait figurer dans les procédures du nouveau plan de survol  en cours d’élaboration.


André Flahaut

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